Le président de l’Institut national de l’audiovisuel, Laurent Vallet, a annoncé sa démission ce vendredi. Cette décision intervient après sa suspension début août, consécutive à son interpellation à Paris pour l’achat de cocaïne.
Une affaire révélée début août
Fin juillet, Laurent Vallet a été interpellé à son domicile parisien après s’être fait livrer de la cocaïne pour un montant de 600 €. L’opération s’est déroulée à la suite de la surveillance d’un adolescent de 17 ans par la brigade anti-criminalité. Lors de l’interpellation, le président de l’INA a reconnu les faits et a remis la drogue aux forces de l’ordre.
Compte tenu de la nature de l’infraction et de son absence d’antécédents judiciaires, il a été orienté vers une injonction thérapeutique, une procédure alternative aux poursuites judiciaires, visant à traiter les problèmes liés à la consommation de stupéfiants.
Laurent Vallet : une carrière ébranlée
Âgé de 55 ans, Laurent Vallet dirigeait l’INA depuis mai 2015 et avait été reconduit pour un troisième mandat en mai 2025. Avant de prendre la tête de cette institution, il avait occupé le poste de directeur général de l’Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles pendant plus d’une décennie.
Son parcours était jusqu’ici marqué par une carrière solide dans le secteur culturel et audiovisuel. Sa démission met un terme brutal à dix années passées à la tête de l’organisme en charge de la préservation du patrimoine audiovisuel français.
Sa démission de l’INA officialisée
Dans un communiqué, Laurent Vallet a expliqué avoir présenté sa démission à la ministre de la Culture afin de se conformer à la mesure judiciaire prononcée à son encontre. Il a reconnu le caractère « néfaste et condamnable » de la consommation de stupéfiants et s’est engagé à suivre l’intégralité des obligations imposées dans le cadre de l’injonction thérapeutique.