Les États-Unis ont obtenu des engagements en vue du déploiement de jusqu’à 7 500 agents de sécurité destinés à renforcer une force internationale chargée de lutter contre les gangs armés en Haïti, a déclaré le secrétaire d’État américain Marco Rubio.
Cette annonce intervient alors que la situation sécuritaire continue de se détériorer dans le pays caribéen, où des groupes criminels lourdement armés contrôlent de vastes zones de la capitale Port-au-Prince et paralysent les institutions. Selon Washington, les promesses de contributions émanent de plusieurs pays partenaires, sans que leur liste ne soit rendue publique à ce stade.
Fin septembre, le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé de plus que doubler les effectifs de la mission internationale de sécurité déployée en Haïti. Cette mission, jusque-là sous-financée et en manque de personnel, a été rebaptisée force de répression des gangs afin de refléter un mandat élargi et plus offensif.
Marco Rubio a souligné que les États-Unis soutenaient pleinement cet effort international, estimant qu’un renforcement significatif des capacités sécuritaires était indispensable pour permettre l’acheminement de l’aide humanitaire, la reprise de l’activité économique et la tenue d’élections crédibles à terme.
Haïti traverse une crise multidimensionnelle marquée par une violence endémique, l’effondrement des services publics et une instabilité politique persistante depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021. Les Nations unies estiment que des millions de personnes ont aujourd’hui besoin d’une aide humanitaire d’urgence.
Les autorités américaines ont toutefois reconnu que le succès de la mission dépendra non seulement du nombre d’agents déployés, mais aussi de leur coordination, de leur financement durable et de la coopération avec les acteurs haïtiens, dans un contexte où la méfiance de la population envers les interventions étrangères reste forte.