La mère de Ran Gvili, dernier otage encore détenu ou porté disparu à Gaza, affirme qu’Israël ne pourra pas entamer un véritable processus de guérison tant que son fils — ou sa dépouille — ne sera pas rapatrié. Elle estime que la prochaine phase du plan de paix ne doit pas avancer avant son retour. Gvili, un agent de police, faisait partie des 251 personnes enlevées le 7 octobre 2023 lors de l’attaque du Hamas contre le sud d’Israël.
Les autorités israéliennes disent désormais le croire mort, même si son corps n’a jamais été retrouvé. Sa famille refuse d’abandonner le mince espoir qu’il soit toujours en vie et exhorte le gouvernement à ne pas valider de nouvelles étapes dans le cessez-le-feu tant que son sort n’est pas entièrement clarifié.
« Israël ne pourra pas tourner la page tant qu’il n’aura pas été ramené chez lui », répète sa mère, qui vit à Meitar, dans le sud du pays. Pour elle, reprendre des discussions diplomatiques sans obtenir la restitution de son fils serait une trahison du sacrifice supporté par les familles des otages.