Des migrants vénézuéliens envoyés au Salvador réclament justice après une décision d’un juge américain
Des migrants vénézuéliens envoyés au Salvador réclament justice après une décision d’un juge américain

Des migrants vénézuéliens transférés plus tôt cette année par les États-Unis vers une prison au Salvador ont réclamé justice vendredi à Caracas, quelques jours après une décision d’un juge fédéral américain ordonnant que leur soit accordée une procédure régulière. Les hommes ont déclaré espérer que des organisations juridiques puissent porter leur cause devant les tribunaux internationaux et américains.

Lors d’une conférence de presse organisée avec le soutien du gouvernement vénézuélien, les migrants ont dénoncé les conditions de leur détention au Salvador, affirmant avoir subi des violences physiques et psychologiques dans cet établissement pénitentiaire réputé pour sa dureté. Ils contestent fermement les accusations des autorités américaines selon lesquelles ils seraient membres du gang Tren de Aragua, accusations qui ont servi de base à leur expulsion en vertu d’une loi datant du XVIIIᵉ siècle.

Lundi, un juge fédéral à Washington a ordonné à l’administration Trump d’accorder une procédure judiciaire aux 252 Vénézuéliens concernés, soit par la tenue d’audiences devant les tribunaux, soit par leur retour sur le sol américain. Cette décision ouvre la voie à une contestation légale de leur expulsion et remet en cause la légalité des transferts opérés.

Certains migrants ont expliqué vivre désormais dans la peur, hésitant à sortir de chez eux ou à croiser les forces de l’ordre, en raison des traumatismes subis durant leur incarcération. Tous ne souhaitent toutefois pas retourner aux États-Unis, certains affirmant ne plus faire confiance aux autorités américaines.

Les hommes avaient été envoyés au Salvador en mars avant d’être rapatriés au Venezuela en juillet dans le cadre d’un échange de prisonniers entre Washington et le gouvernement du président Nicolás Maduro. Les autorités vénézuéliennes ont indiqué travailler avec des avocats et des organisations de défense des droits humains afin de préparer une action judiciaire contre les États-Unis, visant à faire reconnaître les violations présumées des droits fondamentaux commises à l’encontre de ces migrants.

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