**Un médecin syrien jugé en Allemagne pour crimes contre l’humanité : verdict imminent dans un procès historique** Un tribunal allemand doit rendre ce lundi un verdict très attendu dans le procès d’un médecin syrien accusé de crimes contre l’humanité pour avoir participé à la torture de détenus dans des hôpitaux et prisons militaires en Syrie, au début de la guerre civile. Ce procès, qui s’est tenu à Francfort-sur-le-Main depuis janvier 2022, représente une étape judiciaire majeure dans la lutte contre l’impunité des auteurs de violences commises sous le régime de Bachar al-Assad. Identifié sous le nom d’Alaa M., conformément à la législation allemande sur la vie privée, le médecin de 40 ans est poursuivi pour avoir infligé des sévices à des opposants du régime syrien à Homs et à Damas entre 2011 et 2012. Les actes qui lui sont reprochés incluent notamment la torture répétée de détenus, une intervention chirurgicale sans anesthésie adéquate, et même la mort d’un prisonnier. Il est également accusé d’avoir tenté de rendre stériles deux autres détenus. Le parquet a requis la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Ce procès, le premier à juger un ancien Syrien pour des actes de torture commis sous la responsabilité directe de l'État syrien après la chute d'Assad en décembre 2024, s’est étalé sur plus de 186 audiences. Une cinquantaine de témoins, dont plusieurs victimes, ont été entendus. L’accusé, arrivé en Allemagne en 2015 et arrêté en 2020, a plaidé non coupable et affirmé être la cible d’un complot. L’affaire a été menée sous l’égide du principe de compétence universelle, qui permet à la justice allemande de poursuivre les auteurs de crimes contre l’humanité, quelle que soit la nationalité des accusés ou le lieu des faits. Le Centre européen pour les droits constitutionnels et humains (ECCHR), qui soutient les plaignants, a salué ce procès comme un jalon dans la justice internationale. L’accusation repose en partie sur des témoignages, mais aussi sur des preuves matérielles, dont les célèbres photographies sorties clandestinement de Syrie par le photographe militaire connu sous le pseudonyme de César. Ces images, qui ont largement documenté les violences systématiques dans les centres de détention syriens, montrent notamment des corps mutilés dans la cour et les morgues de l’hôpital militaire Mezzeh 601, où Alaa M. aurait officié. Anwar al-Bunni, avocat syrien et défenseur des droits de l’homme basé à Berlin, qui a contribué à la constitution du dossier, a dénoncé la participation volontaire d’un médecin à des actes de barbarie : « Son rôle était de soigner, pas de torturer. Il a agi non pas par obligation, mais par adhésion au régime. » Ce verdict pourrait faire jurisprudence et envoyer un signal fort aux auteurs de crimes de guerre encore en fuite.
**Un médecin syrien jugé en Allemagne pour crimes contre l’humanité : verdict imminent dans un procès historique** Un tribunal allemand doit rendre ce lundi un verdict très attendu dans le procès d’un médecin syrien accusé de crimes contre l’humanité pour avoir participé à la torture de détenus dans des hôpitaux et prisons militaires en Syrie, au début de la guerre civile. Ce procès, qui s’est tenu à Francfort-sur-le-Main depuis janvier 2022, représente une étape judiciaire majeure dans la lutte contre l’impunité des auteurs de violences commises sous le régime de Bachar al-Assad. Identifié sous le nom d’Alaa M., conformément à la législation allemande sur la vie privée, le médecin de 40 ans est poursuivi pour avoir infligé des sévices à des opposants du régime syrien à Homs et à Damas entre 2011 et 2012. Les actes qui lui sont reprochés incluent notamment la torture répétée de détenus, une intervention chirurgicale sans anesthésie adéquate, et même la mort d’un prisonnier. Il est également accusé d’avoir tenté de rendre stériles deux autres détenus. Le parquet a requis la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Ce procès, le premier à juger un ancien Syrien pour des actes de torture commis sous la responsabilité directe de l'État syrien après la chute d'Assad en décembre 2024, s’est étalé sur plus de 186 audiences. Une cinquantaine de témoins, dont plusieurs victimes, ont été entendus. L’accusé, arrivé en Allemagne en 2015 et arrêté en 2020, a plaidé non coupable et affirmé être la cible d’un complot. L’affaire a été menée sous l’égide du principe de compétence universelle, qui permet à la justice allemande de poursuivre les auteurs de crimes contre l’humanité, quelle que soit la nationalité des accusés ou le lieu des faits. Le Centre européen pour les droits constitutionnels et humains (ECCHR), qui soutient les plaignants, a salué ce procès comme un jalon dans la justice internationale. L’accusation repose en partie sur des témoignages, mais aussi sur des preuves matérielles, dont les célèbres photographies sorties clandestinement de Syrie par le photographe militaire connu sous le pseudonyme de César. Ces images, qui ont largement documenté les violences systématiques dans les centres de détention syriens, montrent notamment des corps mutilés dans la cour et les morgues de l’hôpital militaire Mezzeh 601, où Alaa M. aurait officié. Anwar al-Bunni, avocat syrien et défenseur des droits de l’homme basé à Berlin, qui a contribué à la constitution du dossier, a dénoncé la participation volontaire d’un médecin à des actes de barbarie : « Son rôle était de soigner, pas de torturer. Il a agi non pas par obligation, mais par adhésion au régime. » Ce verdict pourrait faire jurisprudence et envoyer un signal fort aux auteurs de crimes de guerre encore en fuite.

Un tribunal allemand doit rendre ce lundi un verdict très attendu dans le procès d’un médecin syrien accusé de crimes contre l’humanité pour avoir participé à la torture de détenus dans des hôpitaux et prisons militaires en Syrie, au début de la guerre civile. Ce procès, qui s’est tenu à Francfort-sur-le-Main depuis janvier 2022, représente une étape judiciaire majeure dans la lutte contre l’impunité des auteurs de violences commises sous le régime de Bachar al-Assad.

Identifié sous le nom d’Alaa M., conformément à la législation allemande sur la vie privée, le médecin de 40 ans est poursuivi pour avoir infligé des sévices à des opposants du régime syrien à Homs et à Damas entre 2011 et 2012. Les actes qui lui sont reprochés incluent notamment la torture répétée de détenus, une intervention chirurgicale sans anesthésie adéquate, et même la mort d’un prisonnier. Il est également accusé d’avoir tenté de rendre stériles deux autres détenus. Le parquet a requis la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.

Ce procès, le premier à juger un ancien Syrien pour des actes de torture commis sous la responsabilité directe de l’État syrien après la chute d’Assad en décembre 2024, s’est étalé sur plus de 186 audiences. Une cinquantaine de témoins, dont plusieurs victimes, ont été entendus. L’accusé, arrivé en Allemagne en 2015 et arrêté en 2020, a plaidé non coupable et affirmé être la cible d’un complot.

L’affaire a été menée sous l’égide du principe de compétence universelle, qui permet à la justice allemande de poursuivre les auteurs de crimes contre l’humanité, quelle que soit la nationalité des accusés ou le lieu des faits. Le Centre européen pour les droits constitutionnels et humains (ECCHR), qui soutient les plaignants, a salué ce procès comme un jalon dans la justice internationale.

L’accusation repose en partie sur des témoignages, mais aussi sur des preuves matérielles, dont les célèbres photographies sorties clandestinement de Syrie par le photographe militaire connu sous le pseudonyme de César. Ces images, qui ont largement documenté les violences systématiques dans les centres de détention syriens, montrent notamment des corps mutilés dans la cour et les morgues de l’hôpital militaire Mezzeh 601, où Alaa M. aurait officié.

Anwar al-Bunni, avocat syrien et défenseur des droits de l’homme basé à Berlin, qui a contribué à la constitution du dossier, a dénoncé la participation volontaire d’un médecin à des actes de barbarie : « Son rôle était de soigner, pas de torturer. Il a agi non pas par obligation, mais par adhésion au régime. » Ce verdict pourrait faire jurisprudence et envoyer un signal fort aux auteurs de crimes de guerre encore en fuite.

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