Un mandat d’arrêt requis contre Tariq Ramadan absent à son procès pour viol
Un mandat d’arrêt requis contre Tariq Ramadan absent à son procès pour viol

L’ouverture du procès de Tariq Ramadan devant la cour criminelle de Paris a viré au coup de théâtre ce lundi. Le prédicateur de 63 ans ne s’est pas présenté à l’audience, ses avocats évoquant une hospitalisation en Suisse liée à une poussée de sclérose en plaques. Face à cette absence, l’avocat général a immédiatement requis un mandat d’arrêt international, estimant que l’accusé « utilise tous les moyens pour ne pas être jugé ».

La cour a suspendu l’audience dans l’attente de justificatifs médicaux précis. Le parquet pointe notamment un possible non respect du contrôle judiciaire imposé depuis 2018, qui lui interdit de quitter le territoire sans autorisation. La défense assure au contraire que l’état de santé de Tariq Ramadan rendait sa présence impossible et plaide pour un renvoi du procès.

Jugé pour des viols présumés sur trois femmes entre 2009 et 2016, l’ancien professeur encourt jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle. Deux des plaignantes, présentes à l’audience, ont fait part de leur inquiétude face à un nouveau report possible d’un dossier ouvert depuis 2017.

La décision de la cour sur la suite de la procédure est désormais très attendue, dans une affaire déjà marquée par de multiples rebondissements judiciaires.

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