Un détenu de 40 ans a été découvert mort calciné dans sa cellule de la prison de la Santé, à Paris, dans la nuit du 30 au 31 août. Selon le parquet de Paris, une enquête a été ouverte pour « recherche des causes de la mort ». L’homme, identifié comme Hamady S., devait être libéré en octobre 2025 et souffrait de troubles psychiatriques. D’après l’administration pénitentiaire, il aurait lui-même déclenché l’incendie.
Évacuation massive et surpopulation persistante
L’incendie a nécessité l’intervention d’une centaine de pompiers. Quatre codétenus, intoxiqués par les fumées, ont été hospitalisés, deux d’entre eux en urgence relative. Deux coursives entières ont dû être évacuées le temps d’aérer les lieux, les détenus étant regroupés en cour de promenade. Aucun surveillant n’a été blessé. Ce drame survient dans un établissement saturé : au 1ᵉʳ août, la maison d’arrêt affichait un taux d’occupation de 189 %, bien au-dessus de la moyenne régionale (157 %). La Défenseure des droits avait déjà alerté sur les « atteintes graves à la dignité » liées à la surpopulation et au manque de moyens, en particulier pour la prise en charge médicale des détenus.