Dans l’affaire toujours non élucidée de la disparition de Delphine Jubillar, infirmière et mère de famille portée disparue en décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, la cour d’assises du Tarn a rejeté une demande de nouvelles fouilles dans une zone boisée près de Mirandol-Bourgnounac, à environ 25 kilomètres du domicile du couple.
Une piste GPS jugée trop incertaine
Cette requête, déposée en mai 2025 par Me Pauline Rongier, avocate d’une proche de la disparue, s’appuyait sur une donnée GPS suspecte extraite du téléphone de Cédric Jubillar, le mari de Delphine et principal suspect dans cette affaire.
L’appareil de Cédric Jubillar était resté inactif pendant une large plage horaire, entre 20h08 le 15 décembre 2020 et 3h53 le 16 décembre, soit la nuit de la disparition. Toutefois, une géolocalisation à 3h21 est apparue dans une zone forestière reculée, à une trentaine de kilomètres du domicile. L’origine de cette position est jugée incertaine par les experts : aucune explication technique claire ne permet de confirmer si le téléphone s’est réellement trouvé à cet endroit. « Je regrette que cette piste de localisation du téléphone en pleine nuit n’ait pas été approfondie. Nous demandions des fouilles dans un souci de justice et de dignité », a déclaré Me Pauline Rongier à BFMTV.
Refus de la justice malgré les interrogations
Dans un courrier daté du 20 juin, la présidente de la cour d’assises a refusé la demande de fouilles sans en détailler les motifs. Une première vérification avait bien été faite dans cette zone en avril 2021, mais aucun dispositif d’exploration n’avait alors été mis en place en raison d’un accès difficile (zone boisée non carrossable).
Me Rongier avait également sollicité la nomination d’un nouvel expert pour approfondir les données techniques. Cette demande a également été pour meurtre aggravé en juin 2021, et est incarcéré depuis. Les enquêteurs estiment qu’il aurait tué son épouse après qu’elle lui a annoncé son intention de divorcer.
Le procès de Cédric Jubillar s’ouvrira le 22 septembre prochain devant la cour d’assises d’Albi. Me Rongier prévoit de renouveler sa demande de fouilles à l’audience, comme le permet le code de procédure pénale.