Le Parlement portugais a approuvé un projet de loi interdisant le port du voile intégral dans la majorité des espaces publics, invoquant des motifs liés au genre ou à la religion. Cette initiative, portée par le parti d’extrême droite Chega, cible directement le port du niqab et de la burqa, principalement porté par certaines femmes musulmanes.
La législation prévoit des amendes allant de 200 à 4 000 euros pour toute personne portant un voile intégral dans l’espace public. Elle introduit également des peines de prison pouvant aller jusqu’à trois ans pour ceux qui contraindraient une autre personne à le porter.
Le texte a suscité de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile. Les critiques dénoncent une mesure discriminatoire qui stigmatise les minorités religieuses, en particulier les femmes musulmanes, et qui pourrait alimenter les tensions sociales. Le parti Chega, pour sa part, justifie la loi par des préoccupations relatives à la sécurité et à l’émancipation des femmes.
Cette décision du parlement s’inscrit dans un contexte européen plus large où plusieurs pays ont déjà adopté des législations similaires, bien que souvent contestées devant les juridictions nationales ou européennes. Le débat sur la compatibilité entre liberté religieuse et normes de la vie publique reste vif au Portugal comme ailleurs.