L’affaire a éclaté à quelques jours des vacances scolaires. Un enseignant du lycée Aragon-Picasso à Givors, dans la métropole de Lyon, a été mis en examen le 20 juin pour harcèlement sexuel sur plusieurs élèves mineures. Le parquet de Lyon a ouvert une information judiciaire pour des faits qualifiés de « harcèlement sexuel par une personne ayant autorité sur la victime ». Selon les premiers éléments de l’enquête, au moins cinq adolescentes seraient concernées. L’homme, âgé d’une quarantaine d’années, aurait adressé à plusieurs élèves des messages à connotation sexuelle. Il est également soupçonné d’avoir entretenu une relation plus poussée avec l’une d’elles. L’alerte aurait été donnée par le directeur de l’établissement, ce qui a permis aux autorités judiciaires de déclencher rapidement une procédure.
Une enquête déjà entamée au printemps
Avant cette mise en examen, le professeur avait fait l’objet d’une enquête administrative menée par l’Éducation nationale. Celle-ci avait abouti à sa suspension conservatoire pour une durée de quatre mois, dès le printemps, dans l’attente de l’avancement des vérifications. Les services académiques avaient été saisis après des signalements internes liés à des comportements jugés inappropriés. Aujourd’hui, l’enseignant est placé sous contrôle judiciaire. Il lui est notamment interdit d’exercer toute activité en contact avec des mineurs, et de reprendre son métier de professeur tant que l’affaire est en cours. Le parquet de Lyon précise que les investigations se poursuivent sous la conduite du juge d’instruction, afin de déterminer l’étendue des faits reprochés et d’évaluer leur gravité sur le plan pénal. L’affaire suscite une vive émotion dans le lycée, où l’administration a dû gérer discrètement la situation tout en accompagnant les élèves concernées. Le ministère de l’Éducation nationale rappelle qu’il applique une politique de tolérance zéro dans ce type de dossier, en étroite coordination avec la justice.