L’affaire secoue l’administration pénitentiaire : 21 suspects, arrêtés dans le cadre d’une enquête sur une série d’attaques coordonnées contre des établissements pénitentiaires et leurs agents, sont présentés ce vendredi à des juges parisiens en vue de leur mise en examen.
Initialement instruite par le parquet national antiterroriste (Pnat), l’affaire a finalement été confiée à la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco). Dans un communiqué commun, les deux institutions soulignent que les éléments recueillis lors de l’enquête permettent de classer ces actes dans le cadre de la « très grande criminalité organisée ».
Des cibles emblématiques du service public
Ces dernières semaines, plusieurs établissements ont été la cible d’attaques inquiétantes, dont la prison de Tarascon (Bouches-du-Rhône), visée le 16 avril. Des projectiles, des tirs, voire des tentatives d’intrusion ont été recensés, mettant en danger les agents pénitentiaires et les détenus. Cette escalade de violence a suscité une vive inquiétude au sein du ministère de la Justice, contraignant Gérald Darmanin à renforcer la sécurité autour de plusieurs centres sensibles.
Les suspects, dont les profils n’ont pas encore été détaillés, pourraient être mis en examen pour des chefs d’accusation graves liés à une entreprise criminelle structurée. La Junalco poursuivra désormais les investigations pour démanteler les réseaux à l’origine de ces actions et déterminer leurs motivations.