Alors que l’automne approche et que des millions de foyers se préparent à rallumer poêles et cheminées, les arnaques liées au bois de chauffage se multiplient. Près de 7 millions de Français utilisent ce mode de chauffage, un marché devenu particulièrement attractif pour les escrocs. Selon la DGCCRF, une enquête menée en 2023-2024 a révélé de nombreuses pratiques frauduleuses : défauts d’affichage des prix, frais de livraison cachés, non-respect du droit de rétractation, ou encore tromperies sur la longueur des bûches, le taux d’humidité et l’essence du bois. Des fausses annonces pullulent également sur Internet, avec logos copiés, photos séduisantes et promesses de livraison rapide, sans qu’aucune commande ne soit honorée.
Comment éviter les pièges
Pour se prémunir, il est conseillé de vérifier l’existence légale de l’entreprise sur des sites officiels comme societe.com ou pappers.fr, de contrôler les mentions légales des sites et de privilégier les circuits sûrs : distributeurs spécialisés, magasins de bricolage, exploitants forestiers ou encore affouage communal. Côté tarifs, mieux vaut comparer plusieurs fournisseurs et se méfier des rabais trop importants. Le paiement doit être effectué uniquement à la livraison. La DGCCRF rappelle que le bois doit être vendu au m³ ou dm³ (et non plus au stère) et que l’humidité doit être inférieure à 20 % pour les bûches et 10 % pour les granulés. Les factures doivent préciser l’essence, la longueur des bûches et le taux d’humidité, avec la mention « prêt à l’emploi » si le bois est sec. Des labels comme France bois bûche, Flamme Verte ou PEFC permettent également de repérer des fournisseurs fiables. Même une fois la commande reçue, il reste nécessaire de contrôler la marchandise : essence réelle du bois, humidité et longueur exacte des bûches. Un simple centimètre en moins peut représenter une perte financière significative. Avec la hausse de la demande et la multiplication des arnaques, les autorités invitent les consommateurs à redoubler de vigilance afin que le chauffage au bois reste une solution économique et écologique… sans mauvaises surprises.