Adèle Exarchopoulos règle ses comptes avec Christine Boutin - “J’étais jeune, sincère… et un peu trop cash”
Adèle Exarchopoulos règle ses comptes avec Christine Boutin - “J’étais jeune, sincère… et un peu trop cash”

Douze ans après sa réplique devenue culte, Adèle Exarchopoulos est revenue sur l’un des épisodes les plus marquants et polémiques de sa jeune carrière. Invitée de l’émission Hot Ones ce lundi 20 octobre 2025 sur Canal+, la comédienne a accepté de replonger dans ses débuts, ses maladresses et cette phrase qui avait embrasé la toile : « Regarde notre film, tu verras qu’on peut s’aimer librement, sale frustrée de la fouf ! ».

“J’avais 18 ans et beaucoup de fougue”

Face à Kyan Khojandi, Adèle Exarchopoulos a d’abord évoqué son parcours, de ses improvisations de quartier à ses premiers tournages, avant d’aborder la polémique née en 2013 sur le plateau du Grand Journal. À l’époque, tout juste révélée par La Vie d’Adèle Palme d’or au Festival de Cannes , la jeune actrice réagissait à des propos jugés homophobes de Christine Boutin, figure de la droite catholique conservatrice.

« En même temps, j’avais fait une grosse erreur. J’avais insulté une politique qui avait dit des folies sur les relations homosexuelles. C’était à l’époque de La Vie d’Adèle, et j’avais répondu ce que je pensais, avec ma grossièreté et la ferveur de quand tu as 18 ans », a-t-elle confié, entre deux bouchées de poulet pimenté.

L’actrice, aujourd’hui âgée de 31 ans, reconnaît avoir pris conscience depuis de l’impact de ses mots : « Quand j’ai compris qu’il fallait plus s’attarder sur la forme que sur le fond, j’ai arrêté d’être trop sincère. J’ai eu trop de ratés, trop de polémiques pour rien. Les gens écoutent moins ce qu’on dit que la manière dont on le dit. »

“Je garde ma naïveté pour le jeu, pas pour la promo”

Adèle Exarchopoulos a aussi raconté comment cet épisode avait bouleversé son rapport à la parole publique : « Je garde ma naïveté extrême pour le jeu, pour un plateau, mais en promo, je l’ai perdue. » Elle se souvient même de la réaction outrée de sa grand-mère après la diffusion de l’émission : « Elle m’avait dit : “Ça ne va pas, tu ne peux pas parler comme ça à la télé !” »

Douze ans plus tard, celle qui partage aujourd’hui l’affiche de Chien 51 avec Gilles Lellouche assume tout, mais avec plus de recul. « Je ne regrette pas le fond, mais j’aurais pu le dire autrement. J’aurais dû utiliser une autre poésie. »

Une leçon apprise à la dure, mais qui n’a en rien entamé son franc-parler l’une des marques de fabrique d’Adèle Exarchopoulos, toujours prête à dire tout haut ce que d’autres pensent tout bas.

Que retenir rapidement ?

Douze ans après sa réplique devenue culte, Adèle Exarchopoulos est revenue sur l’un des épisodes les plus marquants et polémiques de sa jeune carrière.

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