Eurovision 2026 : Israël entrera en lice le 12 mai à Vienne lors de la demi-finale. (AP)
Eurovision 2026 : Israël entrera en lice le 12 mai à Vienne lors de la demi-finale. (AP)

La participation d’Israël à l’Eurovision Song Contest 2026 a été confirmée dans la première demi‑finale, programmée le 12 mai prochain à Vienne. Cette attribution découle du tirage au sort effectué lors d’une cérémonie organisée à l’hôtel de ville de la capitale autrichienne. La répartition des pays participants a été rendue publique lundi soir et place Israël aux côtés de plusieurs autres délégations, dans un événement déjà marqué par des tensions importantes.

Découvrez la composition des demi‑finales et leur calendrier

Lors de la première demi‑finale prévue le 12 mai à 21h, Israël sera opposé à des concurrents tels que le Monténégro, l’Estonie, la Géorgie, le Portugal, Saint‑Marin, la Croatie, la Suède, la Pologne, la Belgique, la Lituanie, la Serbie, la Finlande, la Moldavie et la Grèce. La seconde demi‑finale aura lieu deux jours plus tard, le 14 mai, avec des pays comme l’Albanie, le Danemark, l’Arménie, la Roumanie, Chypre, la Suisse, la Norvège, l’Azerbaïdjan, le Luxembourg, Malte, la Bulgarie, l’Australie, l’Ukraine, la République tchèque et la Lettonie en lice. Dans chacun des deux shows, les résultats combinés des jurys et des votes du public détermineront les dix titres qualifiés pour la grande finale du 16 mai.

Les titres de l’Autriche, pays hôte, ainsi que ceux de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et du Royaume‑Uni sont automatiquement qualifiés pour la finale sans passer par les demi‑finales, en raison de leur statut de membres des principaux contributeurs financiers du concours.

Les jurys professionnels font leur retour

Pour la première fois depuis leur suppression en 2022, les jurys professionnels feront leur retour lors des demi‑finales, avec des panels plus diversifiés intégrant notamment des jurés de 18 à 25 ans. Ces jurys attribueront des points qui seront combinés aux résultats du vote téléphonique du public, dans un système revu par les organisateurs pour renforcer l’équité et la transparence.

Un contexte de boycott historique

Alors que le concours approche de son 70e anniversaire, plusieurs diffuseurs publics ont décidé de se retirer de l’édition à Vienne en signe de protestation. Les radiodiffuseurs d’Espagne, des Pays‑Bas, d’Irlande, de Slovénie et d’Islande ont annoncé qu’ils ne prendraient pas part à l’événement, invoquant des préoccupations liées à la guerre en Gaza, aux accusations d’irrégularités dans le système de vote l’année précédente et à des questions de liberté de la presse. Ces retraits constituent le boycott le plus important dans l’histoire du concours.

Certains diffuseurs ont critiqué la gestion de la participation d’Israël par l’Union européenne de radio‑télévision, l’organisme organisateur, tout en saluant les réformes adoptées pour améliorer les mécanismes de vote et la détection de fraudes. D’autres ont jugé ces mesures insuffisantes et ont maintenu leur décision de se désengager de la compétition.

L’Eurovision, censé être un événement culturel international apolitique, devient chaque année de plus en plus politisé et clivant. L’édition 2026 confirme cette tendance et s’annonce malheureusement comme l’une des plus polémiques depuis plusieurs décennies, tant sur le plan artistique que politique…

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