Washington presse les États à rapatrier leurs ressortissants détenus dans des camps liés à l’État islamique en Irak AP
Washington presse les États à rapatrier leurs ressortissants détenus dans des camps liés à l’État islamique en Irak

Les États-Unis ont appelé jeudi les pays dont des ressortissants sont détenus dans des camps irakiens abritant des membres présumés de l’État islamique à les rapatrier afin qu’ils soient poursuivis en justice. Cette demande intervient alors que l’Irak a commencé à accueillir des détenus transférés depuis la Syrie à la suite du retrait des forces kurdes de certaines zones.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a salué l’initiative de Irak visant à détenir des combattants de l’EI dans des installations sécurisées. Il a toutefois souligné que la présence de détenus étrangers devait rester temporaire et que les États concernés devaient « prendre leurs responsabilités » en rapatriant leurs citoyens pour qu’ils soient jugés dans leurs pays respectifs.

Cette prise de position fait suite à l’annonce par l’armée américaine du transfert de 150 militants présumés de l’EI depuis la Syrie vers l’Irak, une opération qui pourrait concerner jusqu’à 7 000 détenus à terme. Les autorités irakiennes ont indiqué que ces personnes seraient poursuivies par le système judiciaire national une fois placées sous la responsabilité des tribunaux du pays.

Parallèlement, les Nations unies ont annoncé avoir pris en charge la gestion de vastes camps en Syrie hébergeant des dizaines de milliers de femmes et d’enfants liés à l’EI, après l’effondrement rapide des Forces démocratiques syriennes, dominées par les Kurdes, qui en assuraient jusqu’alors la surveillance. Cette transition a ravivé les inquiétudes quant à la sécurité des sites et aux conditions humanitaires des personnes qui y sont retenues.

Selon Washington, le rapatriement des détenus étrangers constitue un élément central d’une stratégie à long terme visant à empêcher une résurgence de l’EI et à répartir équitablement les responsabilités entre les membres de la coalition internationale. Plus de 10 000 combattants de l’organisation jihadiste, ainsi que des dizaines de milliers de proches, sont toujours détenus dans des prisons et camps du nord-est syrien, un héritage lourd des années de lutte contre le groupe.

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