Les États-Unis ont exercé des pressions sur la Syrie pour qu’elle renonce à l’acquisition de systèmes de télécommunications chinois, selon des sources citées par Reuters. Une délégation américaine aurait rencontré mardi le ministre syrien des Communications afin d’aborder ce dossier sensible.
Damas envisagerait d’acheter des technologies de télécommunications fournies par des entreprises chinoises, dans le cadre d’efforts visant à moderniser ses infrastructures. Washington a toutefois exhorté les autorités syriennes à privilégier des équipements provenant des États-Unis ou de pays alliés, invoquant des préoccupations liées à la sécurité.
Cette démarche s’inscrit dans un contexte plus large de rivalité technologique entre Washington et Pékin, notamment dans les secteurs stratégiques des réseaux de communication. Les États-Unis ont multiplié ces dernières années les mises en garde à l’égard de l’utilisation de technologies chinoises dans les infrastructures critiques.
Des responsables syriens ont indiqué que les restrictions américaines à l’exportation compliquaient l’accès à des équipements occidentaux, constituant un obstacle majeur à toute alternative aux fournisseurs chinois. Les autorités de Damas cherchent à moderniser un réseau largement affaibli par des années de conflit.
Ce dossier illustre les tensions persistantes autour de l’influence technologique en Moyen-Orient, où les choix en matière d’infrastructures numériques sont devenus un enjeu géopolitique majeur.