Une commission de haut niveau du Vatican a voté contre l’autorisation pour les femmes de servir comme diacres dans l’Église catholique, maintenant ainsi la pratique multiséculaire d’un clergé exclusivement masculin. Le rapport, remis au pape Léon et rendu public jeudi, confirme que les travaux menés n’ont pas permis d’ouvrir cette voie.
Le panel, composé d’hommes et de femmes, a examiné pendant plusieurs mois les arguments historiques et théologiques relatifs à l’institution du diaconat féminin. Par sept voix contre une, la commission a conclu que les recherches « excluent la possibilité » d’autoriser pour l’instant les femmes à accéder à cette fonction, tout en recommandant de poursuivre les études sur la question.
Le débat dure depuis plus d’une décennie au sein de l’Église. Les diacres, qui appartiennent au premier degré du sacrement de l’ordre, peuvent notamment baptiser, célébrer des funérailles ou encore être témoins officiels de mariages, mais ils ne peuvent pas célébrer la messe ni entendre les confessions. L’accès des femmes à ce ministère serait perçu comme une évolution majeure dans la structure du clergé catholique.
Des groupes de réforme de l’Église ont critiqué le résultat du vote, affirmant qu’il ignore les appels croissants de fidèles qui souhaitent une meilleure représentation des femmes dans les responsabilités pastorales. Certains rappellent également l’existence, dans les premiers siècles du christianisme, de femmes identifiées comme diaconesses, sujet central des discussions actuelles.
La publication du rapport ne clôt toutefois pas le débat. En recommandant la poursuite des travaux, la commission laisse la porte ouverte à de futures évolutions, même si aucune réforme immédiate n’est envisagée.