Un tribunal chinois a condamné 27 personnes à des peines de prison et à des amendes pour avoir exporté illégalement des lingots d’antimoine sans licence, illustrant le durcissement de Pékin dans l’application de ses contrôles sur les minéraux stratégiques.
La Chine est le premier producteur mondial d’antimoine, un métal utilisé notamment dans les batteries, les semi-conducteurs, les retardateurs de flamme et le secteur de la défense. Pékin a inscrit ce métal sur sa liste de produits soumis à contrôle des exportations en septembre 2024.
Le principal accusé, Wang Wubin, a écopé de 12 ans de prison et d’une amende d’un million de yuans pour trafic de lingots d’antimoine. Selon le tribunal populaire intermédiaire de Shenzhen, il a organisé, avec des complices à l’étranger, l’achat et la sortie clandestine du pays de ces lingots, en contournant les règles en vigueur.
Le mois dernier, les autorités chinoises avaient annoncé la suspension de l’interdiction d’exporter l’antimoine, le gallium et le germanium vers les États-Unis après une rencontre entre les présidents chinois et américain. Toutefois, ces métaux restent soumis à des contrôles stricts, obligeant les exportateurs à obtenir au préalable une licence officielle.
Cette affaire met en lumière la volonté des autorités chinoises de renforcer la surveillance et la répression autour des ressources jugées sensibles, dans un contexte de tensions commerciales et technologiques persistantes.