Un glissement de terrain provoqué par une violente tempête a laissé plusieurs habitations de la ville sicilienne de Niscemi dangereusement suspendues au bord d’une falaise, ont indiqué mardi les autorités italiennes de la protection civile.
Située dans le centre-sud de la Sicile et forte d’environ 25 000 habitants, Niscemi est construite sur un plateau dont les sols s’affaissent progressivement vers la plaine en contrebas. Plus de 1 500 personnes ont été évacuées en urgence après l’effondrement de larges portions de la pente, laissant certains bâtiments partiellement au-dessus du vide.
Les autorités ont averti que plusieurs maisons situées à proximité immédiate du glissement de terrain sont désormais inhabitables et que leurs occupants devront être relogés de manière permanente. Le mouvement de terrain reste actif, ce qui empêche pour l’instant une évaluation définitive des dégâts.
Face à l’ampleur des intempéries de la semaine dernière, le gouvernement italien a décrété l’état d’urgence en Sicile, en Sardaigne et en Calabre. Un fonds de 100 millions d’euros a été débloqué pour répondre aux besoins immédiats, même si les autorités locales estiment déjà les dommages à plus d’un milliard d’euros.
Ces dernières années, l’Italie est de plus en plus touchée par des phénomènes météorologiques extrêmes, avec des inondations et des glissements de terrain qui frappent désormais aussi des zones autrefois considérées comme moins exposées. À Niscemi, certains habitants dénoncent un manque d’anticipation, rappelant que des signes d’instabilité avaient déjà été observés par le passé sans mesures durables de prévention.