Un ancien membre britannique du Parlement européen et ex-dirigeant du parti populiste Reform UK au Pays de Galles a été condamné vendredi à plus de dix ans de prison pour avoir accepté des pots-de-vin en échange de prises de position favorables à la Russie. Nathan Gill, figure connue du parti, avait reconnu en septembre huit chefs d’accusation de corruption.
Selon les procureurs, Gill a touché environ 40 000 livres sterling entre décembre 2018 et juillet 2019. Ces paiements provenaient de politiciens ukrainiens pro-russes et visaient à influencer ses discours et déclarations publiques, notamment au Parlement européen, afin de promouvoir des positions alignées sur les intérêts du Kremlin.
La police métropolitaine a indiqué que les faits reprochés s’inscrivaient dans une stratégie d’ingérence visant à amplifier des messages pro-russes à travers des responsables politiques occidentaux. Les investigations ont révélé une série de transferts financiers soigneusement dissimulés, confirmant selon l’accusation un « schéma de corruption délibéré ».
Le tribunal de l’Old Bailey a condamné Gill à dix ans et demi de prison, soulignant la gravité d’actes portant atteinte à l’intégrité des institutions démocratiques. L’affaire constitue l’un des cas les plus marquants de corruption politique impliquant des acteurs étrangers au Royaume-Uni depuis plusieurs années.
Les autorités britanniques ont rappelé que cette condamnation illustre la détermination du pays à lutter contre les tentatives d’influence illégale et à protéger la vie politique nationale de toute ingérence extérieure.