Un envoyé spécial chinois s’est rendu cette semaine à Phnom Penh afin d’encourager le Cambodge et la Thaïlande à apaiser les violents affrontements qui se poursuivent le long de leur frontière contestée, a annoncé samedi le ministère cambodgien des Affaires étrangères.
Selon les autorités, la visite de Deng Xijun, envoyé spécial de la Chine pour les affaires asiatiques, intervient alors que Pékin et Washington intensifient séparément leurs efforts diplomatiques pour obtenir un cessez-le-feu entre les deux pays voisins.
Les combats se sont étendus ces derniers jours dans plusieurs zones frontalières, provoquant des déplacements de civils et des inquiétudes croissantes quant à une escalade régionale. Des habitants ont fui leurs villages et trouvé refuge dans des abris temporaires, tandis que les autorités locales tentaient d’acheminer de l’aide humanitaire.
La médiation chinoise s’inscrit dans un contexte diplomatique plus large. Une réunion spéciale de l’ASEAN est prévue lundi afin d’examiner la situation et d’explorer des pistes pour réduire les tensions. Les États-Unis ont également appelé les deux parties à reprendre le dialogue et à respecter un cessez-le-feu durable.
La Thaïlande et le Cambodge s’accusent mutuellement d’avoir violé les accords existants, chacun affirmant agir en légitime défense. Les deux gouvernements ont toutefois indiqué rester ouverts à des discussions, sous l’égide de partenaires régionaux.
Pour Pékin, engagé de longue date en Asie du Sud-Est, cette démarche vise à préserver la stabilité régionale et à éviter que le différend frontalier ne dégénère davantage. Les observateurs estiment que l’issue des discussions dépendra en grande partie de la capacité des acteurs régionaux à coordonner leurs initiatives diplomatiques et à instaurer des mécanismes de confiance entre Bangkok et Phnom Penh.