Les compagnies de croisières chinoises modifient leurs itinéraires pour éviter les ports japonais, en raison de l’escalade des tensions diplomatiques entre Pékin et Tokyo. Cette évolution affecte notamment l’Adora Magic City, l’un des principaux navires de croisière chinois, qui a prolongé ses escales à Jeju, en Corée du Sud, en évitant totalement le Japon.
Selon les données de la plateforme chinoise Qunar, la Corée du Sud devient rapidement la destination privilégiée des voyageurs chinois, profitant de ce détournement massif de flux touristiques. Les compagnies sud-coréennes du secteur du tourisme ont vu leurs actions s’envoler, stimulées par la perspective d’un afflux accru de visiteurs en provenance de Chine.
Le Japon subit ainsi les conséquences directes du différend diplomatique qui l’oppose à la Chine depuis les déclarations récentes de la Première ministre japonaise concernant une éventuelle riposte militaire en cas d’attaque chinoise contre Taïwan. Pékin a réagi vigoureusement, en imposant des restrictions de voyage vers le Japon et en appelant au boycott, poussant les opérateurs de croisière à ajuster immédiatement leurs routes.
La situation met en lumière la forte dépendance du secteur touristique japonais aux voyageurs chinois, qui représentaient historiquement une part importante des visiteurs étrangers. Pour la Corée du Sud, en revanche, cette crise ouvre une fenêtre d’opportunité, alors que les ports de Jeju et d’autres villes côtières se préparent à accueillir davantage de navires de croisière.
Les tensions sino-japonaises continuent donc d’avoir des répercussions économiques directes, transformant les préférences de voyage de millions de touristes chinois et redessinant les routes maritimes en Asie du Nord-Est.