Syrie - l’armée reprend le contrôle de gisements pétroliers et gaziers stratégiques dans l’est du pays
Syrie - l’armée reprend le contrôle de gisements pétroliers et gaziers stratégiques dans l’est du pays

Les forces syriennes engagées contre les milices kurdes soutenues par les États-Unis ont pris le contrôle du champ pétrolier d’Omar, le plus important de Syrie, ainsi que du champ gazier de Conoco, dans la province orientale de Deir ez-Zor, selon des responsables et des sources sécuritaires. Cette avancée s’inscrit dans une offensive plus large menée avec l’appui de combattants tribaux arabes alliés au gouvernement.

La prise de ces installations situées à l’est de l’Euphrate, principale source de revenus des Forces démocratiques syriennes (FDS), constitue un revers majeur pour ces dernières. Les autorités syriennes affirment que l’exploitation de ces ressources par les milices kurdes privait l’État de revenus essentiels et servait à financer leurs activités.

Malgré les appels des États-Unis à mettre un terme à son avancée, l’armée syrienne a poursuivi sa progression dans le nord-est du pays, une région majoritairement peuplée d’Arabes et jusqu’ici contrôlée par les FDS. Les combats se sont intensifiés le long de zones riches en hydrocarbures, proches de la frontière avec l’Irak.

Selon une source gouvernementale, les forces kurdes ont été défaites après une série d’attaques menées par des combattants tribaux arabes. Ces opérations ont permis au gouvernement syrien et à ses alliés de s’installer sur plus de 150 kilomètres de territoire le long de la rive orientale de l’Euphrate, de Baghouz, près de la frontière irakienne, jusqu’à des localités clés comme al-Shuhail et Busayra.

Parallèlement, l’armée syrienne a pris samedi soir le contrôle de la ville de Tabqa, dans le nord du pays, ainsi que de son barrage et du grand barrage de la Liberté, anciennement appelé barrage de Baath, à l’ouest de Raqqa. Ces infrastructures sont considérées comme stratégiques, tant pour la production énergétique que pour la gestion des ressources en eau.

Les autorités kurdes syriennes n’ont pas confirmé la perte de ces sites et n’ont pas reconnu officiellement le recul de leurs forces. À ce stade, il n’est pas clairement établi si les combats se poursuivent encore dans certaines zones disputées.

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