Un organisme des Nations unies chargé du commerce international de la faune sauvage a décidé de ne plus recommander l’interdiction des importations d’animaux menacés vers l’Inde. Cette décision marque un revirement après une recommandation plus stricte formulée plus tôt dans l’année, qui avait indirectement mis en cause un zoo privé appartenant à la famille Ambani.
Le centre Vantara, un vaste zoo et sanctuaire animalier de 3 500 acres situé dans l’État du Gujarat, est géré par la branche philanthropique du groupe Reliance. Des organisations de défense des animaux avaient dénoncé des importations jugées irrégulières de plusieurs espèces protégées, entraînant une attention accrue de la part de l’Allemagne, de l’Union européenne et d’autres pays membres de la convention internationale.
Face à ces préoccupations, l’organisme avait initialement recommandé la suspension des importations d’animaux menacés vers l’Inde, une mesure qui aurait eu un impact direct sur les activités de Vantara. Le soutien d’un nombre important d’États membres a toutefois conduit à l’annulation de cette recommandation.
Selon les délégués ayant participé aux discussions, plusieurs pays ont estimé que l’Inde avait fourni des garanties suffisantes sur sa volonté de renforcer la transparence et la traçabilité des importations d’animaux sauvages. Ils ont également souligné l’importance de permettre la poursuite des programmes de conservation et de réhabilitation menés dans certaines installations indiennes.
Le zoo Vantara, inauguré récemment en présence du Premier ministre Narendra Modi, se présente comme un centre de sauvetage et de réhabilitation d’animaux issus de situations critiques. Ses détracteurs jugent toutefois que son modèle repose trop largement sur l’importation d’espèces exotiques plutôt que sur la conservation locale.
Ce revirement de position devrait apaiser les tensions diplomatiques qui avaient émergé autour du dossier, tout en maintenant une surveillance internationale sur les pratiques indiennes en matière de commerce de la faune. Les organisations de défense des animaux ont indiqué qu’elles resteraient attentives à l’évolution du cadre réglementaire et des pratiques d’importation.