Près de 200 000 Ukrainiens aux États-Unis plongés dans l’incertitude face à la répression migratoire de Trump. (AP)
Près de 200 000 Ukrainiens aux États-Unis plongés dans l’incertitude face à la répression migratoire de Trump. (AP)

Près de 200 000 Ukrainiens ayant trouvé refuge aux États-Unis depuis le début de la guerre se retrouvent désormais en situation de vide juridique, alors que l’administration Trump durcit sa politique migratoire et tarde à décider du sort d’un programme humanitaire dédié. Pour beaucoup, l’expiration récente de leur statut légal a fait basculer leur quotidien dans une zone grise où la crainte de la détention ou de l’expulsion est devenue constante.

Kateryna Golizdra, arrivée il y a deux ans, fait partie de ces réfugiés confrontés à l’absence de réponse officielle. Son autorisation de séjour a expiré en mai et elle vit depuis dans une insécurité administrative permanente. Comme d’autres Ukrainiens interrogés, elle décrit des difficultés financières et psychologiques grandissantes, l’absence de statut limitant l’accès à l’emploi, aux soins et à la plupart des services de base.

Selon les données recueillies auprès de réfugiés ukrainiens, certains envisagent même l’auto-déportation afin d’éviter une détention ou des sanctions liées au séjour irrégulier. Cette perspective témoigne de l’ampleur de la pression ressentie, dans un contexte où les mesures de répression migratoire s’intensifient à travers le pays.

Le programme humanitaire concerné avait initialement permis à environ 260 000 Ukrainiens d’entrer légalement sur le territoire américain pour y travailler et y vivre temporairement. Sa possible modification ou suppression soulève de fortes inquiétudes parmi les familles, qui redoutent une rupture totale de protection malgré la poursuite de la guerre dans leur pays d’origine.

Alors que les décisions de Washington tardent, la situation de dizaines de milliers de personnes demeure suspendue. Entre perte de revenus, instabilité juridique et angoisse quotidienne, les Ukrainiens concernés se retrouvent de plus en plus vulnérables et sans visibilité sur leur avenir aux États-Unis.

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