Des dizaines de milliers de personnes ont défilé samedi dans les rues de Lisbonne pour protester contre les réformes du travail proposées par le gouvernement de centre droit du Premier ministre Luis Montenegro.
La mobilisation, organisée par la principale confédération syndicale du pays, visait à dénoncer un projet de loi que l’exécutif présente comme une modernisation destinée à accroître la productivité et la flexibilité du marché de l’emploi. Les opposants y voient, au contraire, une attaque directe contre les droits des travailleurs.
Les manifestants brandissaient des pancartes proclamant « Non au paquet travail » et réclamaient des hausses de salaires. Le texte controversé faciliterait les licenciements, réduirait le congé pour fausse couche et limiterait la durée pendant laquelle les femmes allaitantes peuvent bénéficier d’un aménagement d’horaires.
Le salaire minimum portugais, actuellement fixé à 870 euros par mois, devrait, selon les revendications syndicales, atteindre 1 050 euros en 2026.
Luis Montenegro, à la tête de la coalition de l’Alliance démocratique (centre droit), dirige un gouvernement minoritaire dans ce pays de l’Union européenne de 10,6 millions d’habitants. Le projet de réforme doit encore être examiné au Parlement, où il devrait être adopté grâce au soutien du parti d’extrême droite Chega, principale force d’opposition.
À l’issue de la manifestation, les organisateurs ont annoncé la tenue d’une grève générale le 11 décembre.