La Russie a exprimé jeudi des interrogations sur la manière dont le « Conseil de la paix » proposé par le président américain Donald Trump pourrait collaborer avec le Conseil de sécurité des Nations unies, pilier de l’architecture internationale de maintien de la paix depuis la Seconde Guerre mondiale.
Donald Trump avait initialement présenté l’idée de ce conseil en septembre, dans le cadre de son plan visant à mettre fin à la guerre à Gaza. Il a depuis indiqué que son mandat serait élargi à d’autres conflits à travers le monde, des domaines traditionnellement supervisés par les Nations unies.
Les États-Unis sont, à ce stade, le seul membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU à avoir rejoint cette nouvelle structure. Les autres membres permanents sont la Russie, la Chine, le Royaume-Uni et la France.
Kirill Logvinov, responsable au ministère russe des Affaires étrangères, a déclaré à l’agence de presse TASS que la charte du Conseil de la paix le présentait comme « une nouvelle structure internationale conçue pour remplacer des mécanismes qui se sont trop souvent révélés inefficaces ». Cette formulation a suscité des réserves à Moscou.
La Russie semble ainsi s’interroger sur la légitimité et la complémentarité de cette initiative avec le système multilatéral existant. L’émergence d’un nouvel organe parallèle pourrait, selon certains observateurs, redéfinir les équilibres institutionnels en matière de gestion des conflits internationaux.