Israël a interdit les rassemblements publics, fermé les écoles et les lieux de travail et transféré des patients hospitalisés vers des installations souterraines samedi, alors que l’Iran lançait des missiles en représailles à une attaque conjointe menée par les États-Unis et Israël contre son territoire.
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a décrété l’état d’urgence à l’échelle nationale, avertissant la population d’un risque d’attaques de missiles et de drones iraniens. Les autorités ont appelé les citoyens à respecter strictement les consignes de sécurité.
L’armée israélienne a ordonné à la population de suivre les directives d’urgence et a annoncé la mobilisation de dizaines de milliers de réservistes, notamment afin de renforcer les frontières terrestres. De son côté, la police a recommandé d’éviter les déplacements non essentiels pour permettre la circulation des forces de sécurité et des services d’urgence.
Dans les hôpitaux, certains patients ont été transférés vers des unités souterraines, mesure préventive destinée à les protéger d’éventuelles frappes. Le pays dispose d’un système de défense aérienne sophistiqué, régulièrement mis en avant par les autorités pour rassurer la population.
Malgré la tension, certains habitants de Tel Aviv se sont rendus samedi sur une plage avant la première riposte iranienne, affirmant se sentir en sécurité et exprimant leur soutien à l’opération contre l’Iran. « Il était temps », a déclaré Shira Dorany en se promenant sur la promenade du front de mer méditerranéen. « Je ne veux plus attendre ce qui va arriver. Maintenant, ça arrive. Finissons-en. »