Les envoyés des pays du G20 sont parvenus vendredi à un accord sur un projet de déclaration finale, malgré l’absence volontaire des États-Unis, ont indiqué plusieurs sources proches des négociations. Washington avait annoncé qu’il boycotterait le sommet organisé en Afrique du Sud, une décision qui a profondément marqué les travaux préparatoires.
Selon les sources, les « sherpas » des États membres ont approuvé le texte en l’absence de la délégation américaine, permettant au sommet des dirigeants d’avancer vers une déclaration collective. Ce projet a toutefois été jugé « honteux » par un responsable américain, qui a critiqué son orientation et son contenu, sans en préciser les éléments contestés.
Le boycott américain constitue un geste diplomatique rare pour un événement d’envergure mondiale comme le G20. Cette décision intervient dans un contexte de désaccords marqués entre Washington et plusieurs autres membres sur des questions de gouvernance mondiale, de climat et de solidarité internationale.
En Afrique du Sud, où se tient la réunion, les autorités espèrent que l’accord obtenu entre les envoyés permettra de préserver l’esprit de coopération multilatérale qui fonde le forum. Le président Cyril Ramaphosa a multiplié les appels à l’unité ces derniers jours, soulignant que le monde traversait un moment critique nécessitant un dialogue accru entre les grandes puissances.
Reste à savoir si le texte, élaboré sans les États-Unis, pourra être formellement adopté par l’ensemble des dirigeants ou s’il fera l’objet de nouvelles controverses lors de la phase finale du sommet.