L’opposition ougandaise dénonce plus de 300 arrestations de ses partisans pendant la campagne présidentielle
L’opposition ougandaise dénonce plus de 300 arrestations de ses partisans pendant la campagne présidentielle

Le principal parti d’opposition ougandais affirme que plus de 300 de ses partisans et responsables ont été arrêtés depuis le lancement, le mois dernier, de la campagne pour l’élection présidentielle prévue en janvier. Selon le porte-parole de la formation, ces arrestations ciblent le mouvement mené par Bobi Wine, nom de scène du chanteur devenu figure politique nationale, de son vrai nom Robert Kyagulanyi.

Wine, qui affronte pour la deuxième fois le président Yoweri Museveni, âgé de 81 ans, avait déjà terminé deuxième lors du scrutin de 2021. Son parti, la Plateforme d’unité nationale (NUP), accuse les autorités d’utiliser les forces de sécurité pour intimider l’opposition et réduire sa capacité à mener campagne. Les responsables du mouvement parlent d’une stratégie systématique visant à décourager les rassemblements, perturber la logistique électorale et effrayer les sympathisants.

Les forces de sécurité n’ont pas encore répondu officiellement à ces accusations, mais le gouvernement a, par le passé, justifié des arrestations similaires par des violations présumées des lois sur les rassemblements publics ou par des risques pour l’ordre public. Les observateurs internationaux ont, eux, régulièrement exprimé des inquiétudes quant à l’équité du processus électoral en Ouganda, soulignant la concentration du pouvoir entre les mains de Museveni, au pouvoir depuis 1986.

La campagne actuelle se déroule dans un climat tendu, marqué par des restrictions fréquentes sur les meetings de l’opposition et des heurts sporadiques entre militants et forces de l’ordre. Les dirigeants du NUP affirment néanmoins vouloir poursuivre leurs activités malgré les pressions, estimant que le soutien populaire pour Bobi Wine reste fort, en particulier auprès de la jeunesse urbaine. Tandis que l’élection approche, les tensions politiques semblent destinées à s’accentuer encore.

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