La Metropolitan Police a instauré en décembre une nouvelle obligation de transparence pour ses effectifs. Les policiers londoniens doivent désormais signaler à leur hiérarchie toute appartenance passée ou actuelle à une organisation structurée reposant sur des liens de loyauté interne, une mesure visant notamment la franc-maçonnerie.
Une réponse aux soupçons de conflits de loyauté
Selon la police britannique, cette décision s’inscrit dans un contexte de préoccupations internes liées à des soupçons récents de corruption et à des affaires anciennes ayant entamé la crédibilité de l’institution. Les autorités citent notamment les conclusions d’une enquête sur le meurtre non élucidé de l’enquêteur privé Daniel Morgan, qui avait mis en lumière des dysfonctionnements graves et la présence de plusieurs francs-maçons parmi les policiers impliqués dans le dossier.
La Metropolitan Police assure que la majorité de ses agents consultés soutient la mesure, estimant qu’elle renforce l’impartialité perçue du corps. La direction précise qu’il ne s’agit pas d’interdire l’adhésion à de telles organisations, mais d’en assurer la déclaration. La Grande Loge unie d’Angleterre a toutefois saisi la justice pour contester une politique qu’elle juge discriminatoire, tandis que la police affirme faire de la confiance du public sa priorité.