L’Iran serait sur le point de conclure un accord avec la Chine pour l’acquisition de missiles antinavires supersoniques, selon des sources citées par Reuters. Les discussions se seraient accélérées dans le contexte des tensions régionales accrues et après le récent conflit israélo-iranien.
D’après ces sources, des responsables iraniens de haut rang ont été impliqués dans les négociations. L’accord renforcerait considérablement les capacités navales de Téhéran, notamment sa faculté à menacer des navires militaires dans le golfe Persique et dans le détroit d’Ormuz, une voie maritime stratégique pour le commerce mondial d’hydrocarbures.
De tels missiles, capables de voler à très haute vitesse et à basse altitude, compliqueraient les systèmes de défense des flottes adverses, notamment celles des États-Unis et de leurs alliés présents dans la région. Washington maintient une présence navale importante dans le Golfe afin de protéger les routes maritimes et ses partenaires régionaux.
Cet éventuel accord s’inscrit dans un rapprochement croissant entre Pékin et Téhéran, alors que les relations entre l’Iran et les États-Unis restent tendues, notamment autour du programme nucléaire iranien et des sanctions occidentales.
Ni les autorités iraniennes ni chinoises n’ont confirmé officiellement la conclusion d’un accord à ce stade. Mais une telle coopération militaire marquerait une nouvelle étape dans le renforcement des liens stratégiques entre les deux pays, avec des implications potentielles pour l’équilibre sécuritaire au Moyen-Orient.