L’ex-Premier ministre malaisien Najib Razak fait appel de sa nouvelle condamnation dans l’affaire 1MDB (AP)
L’ex-Premier ministre malaisien Najib Razak fait appel de sa nouvelle condamnation dans l’affaire 1MDB (AP)

L’ancien Premier ministre malaisien Najib Razak, actuellement incarcéré, a fait appel de sa condamnation prononcée la semaine dernière dans le cadre du vaste scandale de corruption lié au fonds souverain 1Malaysia Development Berhad (1MDB). L’information a été confirmée mardi par son avocat, alors que cette décision judiciaire lui a valu une peine supplémentaire de 15 ans de prison.

Âgé de 72 ans, Najib Razak est derrière les barreaux depuis 2022 pour des faits de corruption liés à des détournements présumés de fonds publics. Les autorités malaisiennes estiment qu’environ 4,5 milliards de dollars ont été siphonnés de 1MDB, un fonds d’investissement étatique que Najib avait cofondé en 2009 lorsqu’il était chef du gouvernement.

La nouvelle condamnation, intervenue la semaine dernière, s’inscrit dans une longue série de procédures judiciaires visant l’ancien dirigeant. Elle concerne des accusations supplémentaires de corruption et d’abus de pouvoir, qui viennent alourdir un dossier déjà considéré comme l’un des plus grands scandales financiers de l’histoire du pays.

Selon son avocat, l’appel vise à contester à la fois la culpabilité retenue par le tribunal et la sévérité de la peine infligée. La défense soutient que Najib Razak n’a pas bénéficié d’un procès équitable et continue de rejeter les accusations portées contre lui, affirmant qu’il a été injustement tenu responsable d’agissements commis par d’autres acteurs du fonds.

L’affaire 1MDB a eu des répercussions bien au-delà de la Malaisie, donnant lieu à des enquêtes dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis et à Singapour. Elle a profondément ébranlé la scène politique malaisienne et contribué à la chute du gouvernement de Najib lors des élections de 2018.

Alors que la procédure d’appel s’ouvre, le dossier reste étroitement suivi par l’opinion publique malaisienne. Pour beaucoup, il symbolise la lutte contre la corruption au plus haut niveau de l’État, tandis que les partisans de Najib dénoncent ce qu’ils considèrent comme une persécution politique.

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