L’Espagne va déclassifier une série de documents susceptibles d’apporter un nouvel éclairage sur la tentative de coup d’État du 23 février 1981, a annoncé le Premier ministre Pedro Sánchez.
Dans un message publié sur le réseau social X, le chef du gouvernement a expliqué que cette décision visait à « régler une dette historique » envers les citoyens espagnols. Les archives concernées pourraient permettre de mieux comprendre les circonstances et les responsabilités autour de cet épisode qui avait menacé la jeune démocratie espagnole.
Le coup d’État manqué, connu sous le nom de « 23-F », avait culminé avec l’irruption du lieutenant-colonel Antonio Tejero et de gardes civils armés au Congrès des députés à Madrid, alors que les parlementaires votaient l’investiture d’un nouveau gouvernement. L’intervention télévisée du roi Juan Carlos Ier, condamnant la tentative, avait joué un rôle déterminant dans l’échec du putsch.
Plus de quatre décennies après les faits, de nombreuses zones d’ombre subsistent quant au degré d’implication ou de connaissance de certains acteurs politiques et militaires. La déclassification pourrait alimenter les travaux des historiens et raviver le débat public sur la transition démocratique espagnole.
Le gouvernement n’a pas précisé le calendrier exact ni l’ampleur des documents concernés, mais cette initiative s’inscrit dans une volonté affichée de renforcer la transparence sur les épisodes clés de l’histoire contemporaine du pays.