Les Tunisiens intensifient les manifestations contre la répression de l’opposition menée par Kaïs Saïed (AP)
Les Tunisiens intensifient les manifestations contre la répression de l’opposition menée par Kaïs Saïed (AP)

Les Tunisiens sont descendus dans la rue pour une troisième semaine consécutive afin de dénoncer le durcissement de la répression politique attribuée au président Kaïs Saïed. Plusieurs organisations de défense des droits humains accusent le chef de l’État de mener une offensive sans précédent contre ses opposants, les militants critiques et certaines ONG, dans un contexte de tensions économiques et sociales persistantes.

Les manifestants, rassemblés dans la capitale et dans plusieurs villes du pays, réclament la libération de figures de l’opposition détenues dans le cadre de procédures judiciaires que leurs soutiens jugent motivées politiquement. Ils affirment que le pouvoir instrumentalise la police et le système judiciaire pour réduire au silence toute contestation et consolider son autorité après la refonte institutionnelle engagée ces dernières années.

Kaïs Saïed rejette fermement ces accusations, assurant que les poursuites engagées visent des actes répréhensibles et non des positions politiques. Le président insiste sur la nécessité de préserver l’ordre public face à ce qu’il présente comme des tentatives de déstabilisation orchestrées par certains groupes.

La montée des tensions intervient alors que le pays traverse une situation économique difficile, marquée par l’inflation, le chômage et une crise budgétaire qui pèse sur la population. Les protestataires affirment que la répression politique s’ajoute à un malaise social déjà profond et dénoncent un pouvoir de plus en plus isolé.

Les organisations internationales suivent de près l’évolution de la situation et pressent les autorités tunisiennes de garantir les libertés fondamentales, dans un paysage politique devenu particulièrement volatile.

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