Les procureurs sud-coréens réclament 15 ans de prison contre l’ancienne Première dame Kim Keon Hee (AP)
Les procureurs sud-coréens réclament 15 ans de prison contre l’ancienne Première dame Kim Keon Hee (AP)

Les procureurs sud-coréens ont requis mercredi une peine cumulée de 15 ans de prison contre Kim Keon Hee, épouse de l’ancien président destitué Yoon Suk Yeol, poursuivie pour corruption et infractions financières. Le tribunal du district central de Séoul doit rendre son verdict le 28 janvier, dans un contexte toujours marqué par les retombées de la brève déclaration de la loi martiale par Yoon en 2024.

L’audience s’est tenue symboliquement le jour du premier anniversaire de cet épisode, et l’accusation a présenté ses réquisitions finales en détaillant les charges retenues contre l’ancienne Première dame. Elle est soupçonnée de manipulation de cours boursiers, de violation des lois sur le financement politique et d’avoir accepté des avantages de l’Église de l’Unification, accusations qu’elle conteste fermement.

Selon les procureurs, Kim Keon Hee aurait réalisé près de 800 millions de wons de profits illicites au début des années 2010 dans le cadre d’opérations boursières menées sur des actions peu liquides. Ils demandent également 2 milliards de wons d’amendes et 940 millions de wons supplémentaires afin de récupérer les gains jugés illégaux, faisant de ce dossier l’un des plus lourds impliquant une ancienne Première dame.

L’accusation estime par ailleurs qu’elle a accepté des cadeaux de l’Église de l’Unification, notamment des sacs de luxe, un collier en diamants et du ginseng coréen, pour une valeur d’environ 80 millions de wons. Kim Keon Hee, vêtue d’un tailleur noir lors de l’audience, a présenté ses excuses pour l’inquiétude suscitée auprès du public, tout en niant toute malversation et en assurant n’avoir donné aucune instruction concernant les transactions en question.

Ce procès très médiatisé met en lumière l’ampleur des scandales ayant entouré l’ancien couple présidentiel et intervient alors que la justice poursuit son enquête sur les circonstances de la tentative de loi martiale de Yoon, un épisode qui a profondément ébranlé la politique sud-coréenne.

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