Les États-Unis renoncent à l’expulsion vers l’Ouganda d’un dissident chinois, selon son avocat
Les États-Unis renoncent à l’expulsion vers l’Ouganda d’un dissident chinois, selon son avocat

Les autorités américaines ont renoncé à exécuter un ordre d’expulsion visant un dissident chinois vers l’Ouganda, a indiqué vendredi son avocat à Reuters, dans une affaire qui avait suscité des inquiétudes parmi des défenseurs des droits humains.

Selon la défense, la décision des Department of Homeland Security met fin à une procédure d’éloignement qui exposait le militant à un pays tiers où il ne dispose d’aucun statut durable, ni de garanties de protection. Les autorités américaines n’ont pas immédiatement commenté les motifs précis de ce revirement.

L’avocat du dissident a expliqué que son client, connu pour ses prises de position critiques envers le gouvernement chinois, craignait d’être à terme remis aux autorités de Pékin s’il était envoyé en Ouganda. Des organisations de défense des droits humains avaient alerté sur les risques de refoulement indirect et sur l’absence de garanties suffisantes pour la sécurité du militant.

Cette affaire intervient dans un contexte de débats récurrents aux États-Unis sur la politique d’asile et d’expulsion, en particulier concernant des ressortissants chinois affirmant être persécutés pour des raisons politiques. Washington a régulièrement accusé la Chine de violations des droits fondamentaux, tandis que Pékin rejette ces accusations.

La décision de renoncer à l’expulsion ne signifie pas nécessairement que le dissident obtiendra l’asile ou un statut permanent, ont précisé des sources proches du dossier. Les procédures administratives et judiciaires pourraient se poursuivre afin de déterminer son avenir légal sur le territoire américain.

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