Les États-Unis refusent des visas à des responsables électoraux honduriens en pleine crise post-électorale (AP)
Les États-Unis refusent des visas à des responsables électoraux honduriens en pleine crise post-électorale (AP)

Les États-Unis ont refusé d’accorder des visas à plusieurs responsables électoraux du Honduras, accentuant la pression diplomatique sur ce pays d’Amérique centrale plongé dans une grave tourmente politique après l’élection présidentielle contestée du 30 novembre.

Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a annoncé vendredi que Washington avait rejeté la demande de visa de Marlon Ochoa, membre du Conseil électoral national (CNE), et révoqué son habilitation de sécurité. Selon le département d’État, cette décision s’inscrit dans une politique visant à tenir pour responsables les acteurs accusés de porter atteinte à l’intégrité du processus démocratique.

Les autorités américaines ont également indiqué avoir refusé un visa à Mario Morazán, président du tribunal électoral hondurien, sans fournir de détails supplémentaires. Le département d’État n’a pas précisé si d’autres responsables pourraient être visés par des mesures similaires.

Ces sanctions interviennent alors que le Honduras traverse une période de fortes tensions, marquée par des accusations de fraudes, des retards dans le dépouillement manuel des votes et des manifestations sporadiques. Washington s’est dit « profondément préoccupé » par la situation et appelle à un processus électoral transparent, crédible et conforme à la volonté populaire.

Les autorités honduriennes n’ont pas immédiatement réagi à ces annonces, mais des responsables électoraux ont jusqu’ici rejeté toute accusation de manipulation, affirmant que les procédures en cours visent uniquement à garantir l’exactitude des résultats.

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