Les États-Unis ont annoncé la fin du statut de protection temporaire accordé aux ressortissants du Myanmar, l’administration Trump estimant que ceux-ci peuvent désormais retourner dans leur pays en toute sécurité. Le ministère américain de la Sécurité intérieure a justifié cette décision en évoquant la fin de l’état d’urgence et l’organisation d’élections, présentées comme des signes d’amélioration de la situation politique.
Le programme de protection temporaire, qui offre un sursis contre l’expulsion et un permis de travail aux ressortissants de pays confrontés à des crises graves, avait été accordé après le coup d’État militaire de 2021 et la répression qui avait suivi. Washington affirme aujourd’hui que les conditions ne justifient plus le maintien de cette mesure.
Malgré cette position, plusieurs agences fédérales continuent de mettre en garde contre les risques persistants dans le pays, notamment la violence, l’instabilité politique et les violations des droits humains. Des groupes de défense affirment que le Myanmar reste dangereux pour de nombreux civils, et que les élections annoncées pourraient ne pas offrir de garanties démocratiques solides.
L’annonce américaine a suscité l’inquiétude de certaines organisations humanitaires, qui estiment que le retour des ressortissants du Myanmar pourrait exposer des milliers de personnes à des situations de vulnérabilité. L’administration Trump défend cependant sa décision, affirmant que l’évolution politique récente démontre des progrès suffisants pour envisager un retour sécurisé.