Les États-Unis et l’Ukraine ont affirmé avoir fait un pas en avant dans les discussions visant à mettre fin à la guerre déclenchée par la Russie, en présentant ce qu’ils décrivent comme un « cadre de paix actualisé et affiné ». Ce nouveau document s’appuie sur un plan antérieur proposé par l’administration Trump, largement critiqué à Kyiv et en Europe pour ses concessions jugées excessives au Kremlin.
Dans un communiqué conjoint publié à l’issue des entretiens tenus à Genève, les deux délégations ont qualifié les discussions de « très productives », tout en soulignant que plusieurs points essentiels restaient à éclaircir. Parmi les sujets les plus sensibles figure la question des garanties de sécurité pour l’Ukraine, qui craint un retrait russe insuffisamment encadré et une vulnérabilité persistante face à de futures offensives.
Le cadre soutenu par Washington continue d’inclure des éléments particulièrement difficiles à accepter pour Kyiv : la cession de territoires occupés, la limitation durable de sa puissance militaire et l’abandon de ses ambitions d’adhésion à l’OTAN. Autant de conditions qui suscitent une forte inquiétude parmi les dirigeants européens, lesquels tentent d’obtenir un meilleur équilibre avant l’échéance fixée jeudi par Donald Trump.
Si Washington affirme vouloir éviter un accord imposé, les partenaires européens insistent pour que tout compromis respecte la souveraineté de l’Ukraine et n’entérine pas de facto les gains territoriaux de Moscou. Le processus de négociation reste donc fragile, avec un calendrier serré et une pression internationale croissante pour parvenir à un accord sans sacrifier les principes fondamentaux du droit international.