Les compagnies aériennes du monde entier ont passé la journée de samedi à tenter de corriger un bug logiciel affectant les Airbus A320, après un rappel massif qui a perturbé le trafic aérien en Asie, en Europe et menacé d’affecter les déplacements aux États-Unis en plein week-end de forte affluence. Le constructeur a présenté ses excuses aux transporteurs et aux passagers après avoir ordonné l’inspection de 6 000 appareils, soit plus de la moitié de la flotte mondiale de cette famille d’avions.
Ce rappel intervient après un incident survenu chez JetBlue, qui a mis en évidence une vulnérabilité du logiciel de contrôle de vol. Les autorités de l’aviation civile aux États-Unis, en Europe et en Asie ont rapidement exigé des correctifs, forçant les compagnies à immobiliser temporairement certains appareils pour procéder aux mises à jour nécessaires.
Les perturbations ont été particulièrement marquées en Asie, où plusieurs transporteurs ont dû annuler ou retarder des dizaines de vols. En Europe, les compagnies ont également réorganisé leurs rotations pour limiter les annulations, tandis que certains aéroports ont signalé des retards importants en raison d’avions immobilisés au sol.
Aux États-Unis, les compagnies se préparaient à une possible désorganisation supplémentaire, le rappel tombant au moment du week-end le plus chargé de l’année pour le transport aérien. Les autorités locales ont toutefois assuré que les mesures correctives seraient appliquées le plus rapidement possible pour éviter un effet domino sur le réseau.
Airbus a indiqué que la mise à jour du logiciel était « simple mais impérative », soulignant qu’elle devait être effectuée avant tout vol afin d’éliminer tout risque lié à la défaillance identifiée. Le groupe a affirmé travailler étroitement avec les compagnies et les régulateurs pour accélérer les opérations et normaliser la situation.
Malgré les excuses publiques du constructeur, plusieurs transporteurs ont exprimé leur frustration quant au caractère soudain du rappel et aux difficultés logistiques engendrées. Les experts du secteur jugent toutefois que la rapidité de la réaction d’Airbus et des autorités de régulation pourrait permettre un retour à la normale en quelques jours.