La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a annoncé vendredi que 626 personnes avaient été libérées de prison dans le cadre d’un processus en cours, sans toutefois préciser le calendrier ni les critères exacts ayant conduit à ces remises en liberté.
Cette déclaration intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu dans le pays sud-américain, après la capture de l’ancien président Nicolas Maduro par les États-Unis plus tôt ce mois-ci. Les autorités vénézuéliennes n’ont pas détaillé la nature des infractions reprochées aux personnes libérées, ni indiqué si toutes étaient considérées comme des prisonniers politiques.
L’ONG vénézuélienne de défense des droits humains Foro Penal a toutefois tempéré ces chiffres, affirmant n’avoir confirmé jusqu’à présent que la libération de 154 prisonniers politiques depuis le 8 janvier. L’organisation souligne régulièrement les écarts entre les annonces officielles et les cas qu’elle parvient à documenter sur le terrain.
Delcy Rodriguez a indiqué qu’elle devait s’entretenir lundi avec le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Turk, afin de demander à l’ONU de vérifier les listes des personnes déjà libérées. Elle a présenté cette démarche comme une volonté de transparence vis-à-vis de la communauté internationale.
Depuis plusieurs années, le Venezuela est sous le feu des critiques d’organisations internationales et de gouvernements occidentaux concernant l’arrestation et la détention de militants, d’opposants politiques et de manifestants. Les autorités vénézuéliennes, pour leur part, rejettent ces accusations et affirment agir dans le respect de la loi.
La libération annoncée de centaines de détenus pourrait constituer un geste d’apaisement dans un contexte de fortes pressions diplomatiques, mais les défenseurs des droits humains estiment qu’il reste encore des milliers de personnes arbitrairement détenues dans le pays.