Le Sri Lanka traverse une période de deuil et de choc après le passage du cyclone Ditwah, qui a provoqué les pires inondations de la décennie et causé la mort d’au moins 410 personnes. Dans la région de Kandy, la plus touchée, les habitants tentent encore de comprendre l’ampleur des destructions, tandis que 150 personnes restent portées disparues. Les autorités sri-lankaises affirment que le nombre total de disparus atteint 336 à l’échelle nationale.
À Kandy, des moines bouddhistes inspectent les ruines d’un temple dévasté par les glissements de terrain déclenchés par des pluies torrentielles. Les images de maisons arrachées, de routes emportées et de villages engloutis illustrent la brutalité avec laquelle le cyclone a frappé le centre montagneux du pays. Pour de nombreuses familles, la recherche des disparus est devenue une lutte quotidienne, menée dans la boue et les décombres laissés par la catastrophe.
Le gouvernement s’efforce de rétablir les infrastructures essentielles. Les équipes d’urgence travaillent sans relâche pour dégager les routes et rétablir les communications dans les zones isolées. Plus de 20 000 personnes ont été déplacées et sont désormais hébergées dans 176 centres d’accueil mis en place à travers le pays. Les autorités indiquent également que près de 1,2 million de Sri-Lankais ont été affectés d’une manière ou d’une autre par le cyclone.
Alors que les opérations de recherche se poursuivent, des centaines de militaires et de policiers ratissent les régions les plus touchées pour retrouver les corps des victimes emportées par les glissements de terrain. L’ampleur du désastre rappelle la vulnérabilité du Sri Lanka face aux phénomènes climatiques extrêmes, de plus en plus fréquents et violents dans une région déjà fragilisée par des années de crises économiques et sociales.