Le Sénat mexicain a approuvé jeudi la démission d’Alejandro Gertz, procureur général du pays, mettant fin au mandat de ce juriste de 86 ans dont le départ faisait l’objet de rumeurs persistantes depuis plusieurs semaines. Sa démission intervient alors que le gouvernement de la présidente Claudia Sheinbaum est soumis à une surveillance accrue sur les questions de sécurité et de lutte contre le crime organisé.
Gertz, figure controversée de la justice mexicaine, avait été nommé sous l’administration précédente et avait conservé son poste sous Sheinbaum. Son départ survient à un moment où les autorités fédérales sont mises sous pression pour obtenir des résultats plus tangibles face à la violence persistante et aux réseaux criminels qui sévissent dans le pays.
Le gouvernement n’a pas immédiatement annoncé le nom de son successeur, mais la présidente devra désormais proposer un candidat au Sénat pour validation. La vacance du poste intervient alors que plusieurs affaires sensibles, dont des enquêtes sur la corruption, la criminalité organisée et les violences liées au narcotrafic, restent en cours.
Le départ de Gertz pourrait ouvrir une nouvelle phase dans la politique judiciaire du pays, alors que l’exécutif cherche à renforcer la confiance du public dans les institutions et à afficher une ligne plus ferme en matière de sécurité.