Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a lancé jeudi un avertissement solennel aux pays membres de l’alliance : selon lui, la Russie pourrait cibler d’autres États européens si ceux-ci ne renforcent pas rapidement leurs capacités de défense. S’exprimant à Berlin, il a rappelé que le niveau de menace était désormais comparable à celui qui a précédé les guerres vécues par les générations du début et du milieu du XXᵉ siècle.
Rutte a estimé que de nombreux alliés n’agissaient pas avec la rapidité ou la détermination nécessaires face au danger croissant représenté par Moscou. Il a exhorté les gouvernements à augmenter leurs budgets militaires et à accélérer la production d’armements, mettant en garde contre une complaisance qui pourrait, selon lui, laisser l’Europe vulnérable.
Ce message intervient alors que les tensions liées à la guerre en Ukraine restent vives et que la Russie continue de mobiliser ses ressources militaires. Pour Rutte, seule une posture de défense renforcée permettra de dissuader une extension potentielle du conflit au-delà de l’Ukraine.
Le discours, volontairement alarmiste, vise à galvaniser les pays de l’OTAN afin de prévenir un scénario qu’il juge plausible : celui d’un affrontement direct imposé par la Russie à un ou plusieurs membres de l’alliance.