Le président sud-coréen Lee ordonne une enquête sur les liens présumés entre un groupe religieux et des responsables politiques
Le président sud-coréen Lee ordonne une enquête sur les liens présumés entre un groupe religieux et des responsables politiques

Le président sud-coréen Lee Jae Myung a demandé l’ouverture d’une enquête approfondie sur de possibles relations illégales entre un groupe religieux et des responsables politiques, a annoncé mercredi son bureau. Cette démarche intervient dans un climat politique déjà tendu depuis les révélations successives visant l’ancien président Yoon Suk Yeol et son entourage.

Selon le communiqué de la présidence, l’investigation devra être menée « sans considération de parti, de rang ou de fonction », reflétant la volonté du chef de l’État de présenter ce dossier comme une question d’intégrité publique plutôt qu’un outil de confrontation politique. Le groupe religieux concerné n’a pas été identifié dans la communication officielle.

Lors d’une réunion du cabinet retransmise en direct mardi, Lee a indiqué avoir chargé ses ministres d’examiner les procédures permettant de « dissoudre les groupes religieux qui s’immiscent dans la politique et utilisent des fonds illégaux ». Il a également demandé des éclaircissements sur les différences entre le système juridique sud-coréen et celui du Japon, où des organisations religieuses peuvent être dissoutes si elles enfreignent la loi.

Bien que la présidence affirme ne viser aucun groupe en particulier, plusieurs responsables politiques ont estimé que ces déclarations faisaient implicitement référence à l’Église de l’Unification. Sa dirigeante, Han Hak-ja, est actuellement jugée pour avoir prétendument corrompu l’ancienne première dame Kim Keon Hee en échange de faveurs politiques. Cette affaire s’ajoute aux enquêtes menées par des procureurs spéciaux visant Yoon Suk Yeol et son épouse, notamment autour de la tentative avortée de mise en place de la loi martiale en décembre 2024.

L’appel de Lee à une action énergique contre l’ingérence religieuse dans la sphère politique s’inscrit donc dans un contexte de forte pression pour restaurer la confiance publique dans les institutions après une série de scandales ayant profondément ébranlé la scène politique sud-coréenne.

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