Le président de la Chambre assure qu’il n’y a « rien à cacher » dans les dossiers Epstein, avant un vote explosif au Congrès (AP)
Le président de la Chambre assure qu’il n’y a « rien à cacher » dans les dossiers Epstein, avant un vote explosif au Congrès (AP)

Le président de la Chambre des représentants américaine, Mike Johnson, a affirmé dimanche qu’il n’existait « rien à cacher » dans les documents du ministère de la Justice liés à Jeffrey Epstein, alors que les élus s’apprêtent à voter sur leur publication. Selon lui, cette transparence mettrait un terme aux accusations visant le président Donald Trump concernant d’hypothétiques liens avec le réseau d’abus et de trafic de mineures entretenu par le financier déchu.

Interrogé sur Fox News Sunday, le chef républicain a accusé les démocrates d’utiliser l’affaire Epstein comme arme politique : « Ils essayent de nuire au président Trump en laissant entendre qu’il serait impliqué. C’est faux », a-t-il déclaré, ajoutant que la publication des documents permettrait de « régler cette affaire et passer à autre chose ». Trump et Epstein avaient été photographiés ensemble il y a plusieurs décennies, mais le président affirme que les deux hommes avaient rompu leurs relations avant les inculpations du financier.

Le président américain a d’ailleurs chargé son ministère de la Justice d’examiner les liens potentiels entre Epstein et plusieurs personnalités démocrates, une initiative qui a attisé les tensions politiques autour du dossier. De leur côté, certains élus démocrates affirment que la démarche de déclassification ne vise pas Trump mais cherche à identifier toutes les figures influentes ayant pu participer aux abus commis sur des milliers de victimes.

Ro Khanna, élu démocrate de Californie et principal promoteur de la pétition réclamant la publication des dossiers, a estimé dimanche que plus de 40 républicains soutiendraient l’initiative. « Ce n’est pas une affaire partisane. Ils doivent tous rendre des comptes », a-t-il déclaré sur NBC, appelant à la fin de « la clique d’Epstein ».

L’offensive autour du dossier Epstein a toutefois provoqué des fissures au sein du camp républicain. Vendredi soir, Trump a retiré son soutien à Marjorie Taylor Greene, pourtant fidèle alliée, après ses critiques contre son propre parti, notamment concernant la gestion de ces documents. Greene, interrogée dimanche sur CNN, a assuré ne pas croire que les nouvelles révélations mettraient en cause Trump, tout en appelant à davantage de transparence : « Les riches et les puissants ne doivent pas être protégés s’ils ont commis des actes répréhensibles. »

Avec 219 sièges contre 214 pour les démocrates, les républicains contrôlent la Chambre, laissant présager un vote favorable à la publication. Un vote qui pourrait potentiellement rebattre les cartes politiques à l’approche de la campagne présidentielle, tout en ravivant le débat national sur l’étendue du réseau Epstein et les responsabilités encore inconnues qu’il pourrait révéler.

Que retenir rapidement ?

Le président de la Chambre des représentants américaine, Mike Johnson, a affirmé dimanche qu’il n’existait « rien à cacher » dans les documents du ministèr

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