Le ministère américain de la Justice a indiqué qu’il lui restait environ 5,2 millions de pages de documents liés à l’affaire Jeffrey Epstein à examiner, un volume considérable qui retarde la publication finale de ces dossiers sensibles, selon un document gouvernemental consulté par Reuters.
D’après ce document, le ministère a mobilisé près de 400 avocats issus de quatre bureaux différents afin d’accélérer l’examen des archives, un travail qui devrait se poursuivre jusqu’à la fin du mois de janvier. Cette charge de travail rend impossible le respect de la date butoir initialement fixée par le Congrès au 19 décembre pour la divulgation complète des documents.
Les dossiers concernent les poursuites judiciaires engagées contre Epstein, financier déchu et délinquant sexuel décédé en 2019 dans une prison de New York alors qu’il était en détention provisoire. L’affaire avait suscité une onde de choc aux États-Unis et à l’international en raison des accusations de trafic sexuel de mineures et des liens présumés d’Epstein avec des personnalités influentes.
Le ministère de la Justice n’a pas précisé quand la publication finale des documents pourrait intervenir, se contentant d’indiquer que la priorité restait un examen approfondi afin de respecter les obligations légales, notamment la protection des victimes et des tiers non inculpés.
Cette nouvelle prolongation risque d’alimenter les critiques de parlementaires et d’associations réclamant davantage de transparence sur l’une des affaires criminelles les plus controversées de ces dernières décennies aux États-Unis.