Le Maroc a officiellement mis fin à une sécheresse qui durait depuis sept ans, à la faveur de précipitations hivernales exceptionnelles, selon les autorités.
Le ministre de l’Eau, Nizar Baraka, a indiqué que les pluies enregistrées cet hiver étaient en hausse de 95 % par rapport à l’an dernier et supérieures de 17 % à la moyenne saisonnière. Cette amélioration s’est traduite par une remontée significative des réserves hydriques du pays.
D’après les données officielles, le taux moyen de remplissage des barrages a atteint 46 %, plusieurs réservoirs stratégiques étant désormais pleins. Cette évolution marque un tournant après des années de pénurie qui avaient fortement pesé sur les ressources en eau.
Les précipitations apportent un soulagement attendu au secteur agricole, durement touché par la sécheresse prolongée. Celle-ci avait entraîné une baisse notable des récoltes de blé, une réduction du cheptel national, d’importantes pertes d’emplois dans l’agriculture et des restrictions d’eau pour les populations.
Face à ces tensions hydriques, le Maroc avait accéléré ses investissements dans le dessalement de l’eau de mer. Les autorités visent désormais à produire 60 % de l’eau potable à partir de l’eau dessalée d’ici 2030, contre 25 % auparavant, afin de préserver l’eau des barrages pour les régions de l’intérieur du pays.
Si les pluies hivernales ont permis d’améliorer la situation à court terme, les responsables soulignent que les efforts de gestion durable de l’eau restent essentiels pour faire face aux défis climatiques à long terme.