Le Kosovo a commencé à recevoir des ressortissants étrangers expulsés des États-Unis dans le cadre d’un accord conclu avec Washington visant à faciliter certaines procédures de renvoi. Les premières arrivées ont été confirmées par les autorités kosovares, qui ont indiqué que ces transferts concernent des personnes n’ayant aucun lien préalable avec le pays mais auxquelles Pristina accepte temporairement d’accorder un accueil encadré.
Selon les responsables kosovars, cet arrangement, présenté comme limité et strictement contrôlé, s’inscrit dans une coopération plus large avec les États-Unis en matière de gestion migratoire. Les autorités affirment que les personnes transférées seront hébergées dans des installations surveillées et feront l’objet d’un suivi administratif jusqu’à ce qu’une solution durable soit définie.
L’accord a suscité des débats au Kosovo, certains élus estimant que le pays ne devrait pas assumer la prise en charge de migrants sans attaches locales, tandis que le gouvernement défend une collaboration stratégique qui renforcerait ses relations avec Washington. Des organisations de défense des droits humains ont également demandé davantage de transparence sur les garanties offertes aux personnes expulsées.
Les responsables américains affirment que les transferts respectent les normes internationales et qu’ils concernent un nombre limité de cas jugés difficiles à relocaliser ailleurs. Le gouvernement kosovar a assuré qu’il continuerait d’évaluer l’impact de ce programme et qu’il ajusterait ses modalités si nécessaire.